Tendances

Liberté, au revoir les préjugés!

Un éventuel sujet principal de discussions de tables, l’acceptation de soi et des autres et la libération du corps. Si comme moi, vous côtoyez des femmes et que vous assistez aux éternelles discussions de complexes physiques, si comme moi vous vous êtes déjà sentis détestables après trois regards dans le miroir, ou si comme moi, vous avez remarqué que l’on peut parfois avoir un regard trop critique sur la nudité et le corps des femmes, alors peut être que cet article peut vous intéresser.  Zoom sur une tendance de libération du corps.


Je crois que nous sommes prêts à dire au revoir au body shaming, et à libérer plus que jamais le corps des femmes. S’assumer et affirmer notre physique tel qu’il est semble être une préoccupation importante et une envie puissante. Cependant non naissante, puisque l’on peut dire que les femmes se sont battues pour cela toutes leurs vies, générations après générations, d’une manière qui correspondait à leur époque. Aujourd’hui, nous avons envie de dire au revoir aux préjugés, bonjour à la liberté. C’est parti, sortez tout, nous sommes prêts.

Free the nipple

Interdit sur instagram, le téton féminin tente de se rebeller depuis des années. Comme dans la rue, il n’a pas le droit de s’afficher, contrairement à ceux des hommes, considéré comme moins sexuel. Les seins sont autorisés, mais pas leurs extrémités. Cependant, les photographes s’amusent à titiller les limites, tout en étant souvent obligés de les respecter pour éviter de se faire bannir du réseau social le plus influent.

Je ne peux compter le nombre de photographies de mode, où les seins nus sont maitres. Certains photographes, spécialisés dans la lingerie, racontent leurs poésies à travers l’esthétique du téton et de la nudité. Parce que oui, pourquoi ne pas le libérer, qu’il arrête d’être tabou, après tout ce n’est qu’un téton.

Justin Prinz
Trevor King

Aperçu sur les défilés SS19, le téton s’est imposé comme vedette. Dans la lignée de la campagne « Free the nipple » en 2015, il s’est bel et bien senti libéré sur les podiums de l’été prochain. Une habitude chez Saint Laurent, tétons apparents, une touche chez Martin Margiela version androgyne ainsi que chez Guy Laroche (pour ne citer qu’eux).

Anthony Vaccarello pour Saint Laurent
hoanna-saintlaurent-freethenipple
Anthony Vaccarello pour Saint Laurent
John Galliano pour Martin Margiela
Richard René pour Guy Laroche

 

Free the vergetures

Et si on disait stop aux photos retouchées ? Précurseur, Asos créait l’engouement quand en 2017, le site e commerce mettait en ligne des photos laissant apparaitre les vergetures de ses mannequins. Grand pas en avant, suivi par plusieurs marques telles que Boohoo et Victoria’s Secret, qui laissait « échapper » une photo backstage non retouchée d’une de leurs anges de beauté.

Asos
Boohoo
Backstage Victoria’s Secret

Oui au naturel, oui à la liberté du corps. Pour cela, je me tourne vers une de mes marques de lingerie préférées, j’ai nommé Ysé. Après un tourbillon d’envie d’été, on peut apercevoir sur les photographies de la marque des mannequins avec leurs vergetures, aussi belles que natures.

On peut considérer que Ysé va même plus loin dans la pensée, puisque pour son dernier lookbook « Histoire de femmes », les modèles sont authentiques, réelles, naturelles. En plus d’assumer leurs vergetures, elles ne font pas 1m80 pour 40 kilos et ne crient pas au diktat du ventre plat, absolument plat.

« Histoire de femmes » Ysé

  Free the diversity

Cependant Ysé n’est pas la seule à ouvrir son horizon. La mode, dite oppressante, et sans relâche sur une volonté de physique stéréotypé, reçoit de plus en plus de critiques. Des mannequins dont la maigreur fait parfois peur, des physiques presque hors normes, ne nous font plus rêver. La beauté est partout, et les marques commencent à le comprendre, à nous entendre.

Sur les podiums, on dit merci Dolce & Gabbana pour avoir notamment fait défiler Monica Bellucci, déesse incontestée, actrice mondialement connue, mais pas mannequin taille zéro. Ainsi que des femmes plus âgées, des femmes libérées. Bien dans leurs têtes, bien dans leurs corps. Il est vrai que ce n’est pas la première fois que la marque embrasse la diversité, mais cette année de plus en plus de marques suivent cette liberté.

A la Fashion week de New York, d’autres marques font parties de ce mouvement, cette envie d’embrasser la diversité. Prabal Gurung  m’envahit de joie avec ses couleurs électriques, mais pas seulement, puisqu’il décide de faire défiler dans une robe rouge moulante une mannequin qui assume ses formes. De plus, la magnifique Ashley Graham a été repérée dans une des robes de la collection aux conférences de mode de Vogue à New York, et la marque a affirmé sa fierté et sa reconnaissance.

Prabal Gurung

Explosion ces trois dernières années pour Ashley Graham, mannequin plus size, représentative d’une possible nouvelle ère, d’une liberté du corps sous toutes ses formes. Célèbre, puissante, affirmée, elle a posé pour de grands magazines de mode tel que Vogue et L’Officiel.

Pouvant s’exprimer de plusieurs manières, sous plusieurs angles, la diversité dans la mode et la photographie, que ce soit dans les corps, mais aussi dans la couleur de peau (merci Virgil Abloh pour Louis Vuitton hommes d’avoir fait défiler en grande partie des mannequins noirs), commence à se libérer et s’affirmer.

Je ne dis pas que tous les diktats de notre société sont prêts à disparaitre, que bientôt, il n’y aura plus de canons de beauté et que nous accepterons à bras ouverts tous les physiques, tous les corps. Mais peut-être que demain, ou dans avenir proche ou légèrement lointain, nous arriverons à nous accepter à part entière, et que de plus en plus de marques prendront comme égéries, des caractères, des vrais, non retouchés, non photoshopés.

Campagne de lingerie, Monki

Parce que oui, il est temps de dire au revoir aux préjugés et bonjour la liberté ! Être libre, libre d’affirmer tout ce que l’on souhaite, tout notre être, sans subir de body shaming, qui n’a pas lieu d’être.

See you,
Hoa.

Articles similaires

Le retour de l’épaule 80’s

Hoa

Le sportswear, des podiums à la rue

Hoa

Du rose, encore du rose, toujours du rose

Hoa

Leave a Comment