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5 raisons d’aimer la campagne SS18 d’Isabel Marant

Constamment en mouvement, toujours en évolution, la mode ne s’arrête jamais. Les défilés Haute Couture viennent de s’arrêter, le compte à rebours des débuts des Fashion Weeks Femmes AW18/19 a été lancé, tandis que les marques n’en finissent plus de sortir leur campagne SS18. Les unes après les autres, elles viennent tenter de nous séduire, et de nous emmener dans leurs univers. Isabel Marant n’est pas une exception. La créatrice incontournable de la mode parisienne du XXIème siècle sort sa nouvelle campagne, et à vrai dire, on est séduit, plutôt emballé, quasiment conquis. Explications en 5 raisons.


1. Tendance, tendance

 

Isabel Marant n’est jamais en retard. Pile dans la tendance, sa campagne s’habille de rouge. On adore les vêtements faits pour la saison SS18, mais on ne serait pas étonné de les ressortir l’été d’après. On s’imagine très bien en terrasse dans cet ensemble blanc, profiter de l’arrivée des premiers rayons de soleil et partir en soirée. En plus de cela, on se l’accorde, avec ses petites matières vinyles, Isabel Marant nous tape dans l’oeil, et confirme que le vinyle ne quittera pas nos placards cette année.

2. la simplicité

 

Un matelas et des draps blancs pour le décor, aucun superflu, énormément de sobriété. L’essentiel est là, on n’en demande pas plus. On aime le coté un peu minimaliste, assez brut, pas mal épuré.

3. la féminité non forcée

 

On ne sait pas vous, mais nous, nous sommes plutôt satisfaites de la féminité un peu fraiche de cette campagne. Pas de provocation, pas de message criard ou de polémique. Avec un maquillage léger, juste une femme bien dans ses baskets et ici en l’occurrence, dans sa culotte. La campagne dégage une spontanéité plutôt innocente, une légèreté plutôt convaincante.

4. Le choix du mannequin

 

Rafraichissant. Rassurant. En choisissant Anna Ewers (déjà égérie pour la marque), la campagne nous donne une bouffée d’air frais. Elle nous dévoile une modèle, très mignonne en soi, mais qui se rapproche plus de la « normalité » malgré sa célébrité. Enfin ce qu’il paraît…et cela fait du bien. Pas anorexique, aucunement torturée. Anna semble être celle qui pourrait être notre voisine, la fille dans le bus, la copine de notre ami. D’une jolie simplicité, d’une beauté sans extravagance, sans exagération, Anna est la mannequin qui nous fait sentir sereine. Parce que oui, à force d’être constamment harcelé, oppressé, hypnotisé de photographies de mannequins tellement époustouflantes, tellement iréelles, il est vrai qu’on commence à sentir nos jambes se rétrécir, et nos complexes s’agrandir.

5. Mais serait ce une photo, photoshop minimum zéro ?

 

Alors oui, on vous l’accorde, une photo entièrement non photoshopée nous paraît aussi étrange et presque impossible. Cependant en regardant la campagne, on a cette curieuse impression que cela n’est pas exagéré. (Certes de la retouche pour accentuer les lumières et approfondir les ombres, mais rien de gigantesque, rien de déraisonnable, sûrement trop léger pour appeler ça photoshoper.) La peau d’Anna ne parait pas sur lissée, ses jambes semblent ressembler à des vraies , et non des créatures parfaites sorties de la planète Venus. Enfin bref, on aime cette campagne naturelle, qui nous rappelle qu’un peu d’authenticité ne nous a jamais blessé.

Non spectaculaire, n’appelant pas au rêve sensationnel, cette campagne ne s’empêche pas de réveiller nos sens. Ou peut être serait ce notre coeur. On est touché par ce naturel, conquis par cette vérité. Pour une fois, par mis des millions de fois, on n’est pas ébloui par tant de beauté, mais plutôt étonné d’une fraicheur authentique.

A travers sa campagne, Isabel Marant réussit à nous emmener là où elle le souhaite. On se reconnait facilement dans sa vision de la femme, dans sa beauté imparfaite, sa simplicité légère. Pour tout avouer, comme un vent d’air frais, on est rassuré de voir que dans ce monde où tout est extraordinaire et hypnotique, il reste des choses à notre portée, à notre humble sobriété.

 

See you, 
Hoa. 

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